Les Localos ? Pourquoi pas !

Les Localos, quel nom bizarre !
Ce n’est pas de l’espagnol ou du mexicain, pas d’orchestre de Mariachis, même si les membres fondateurs, tels les Dalton sont cinq, en comptant Rantanplan…

Les Localos, c’est d’abord une filiation avec le local. On ne parle plus que de développement territorial, quand on parle encore français, voire de smart city quand on est déjà disruptif… Le local, qui n’est pas la commune, c’est ce qui fait creuset, pour changer le monde, c’est ce qui fait point d’appui, pour soulever le monde. Et il faut toujours passer par le local pour atteindre le global ! Oui nous sommes du développement local !
Les Localos, c’est aussi une filiation avec le collectif, le syndicalisme. Tout comme en 1936, la CGT avait racheté une ancienne usine d’instruments de musique, pour en faire, à Paris, la Maison des Métallos, nous voulons tâcher de construire, sans murs, une maison commune aux Localos. C’est l’impertinence, voire le goût foutrement affirmé pour la provocation. Les Métallos sont morts ? C’est devenu un lieu culturel, un de plus, à Paris. Alors Les Localos tâcheront de poursuivre…
Les Localos, c’est une association. Pour commencer… C’est le projet, pas tout à fait ficelé, d’aller vers une SCIC, une société coopérative d’intérêt collectif, pour faire œuvre utile, pour tâcher de faire système, tout en cultivant une certaine autonomie, pour ne pas dire une autonomie certaine. Si les subventions seront les bienvenues, si elles contribuent à financer notre projet collectif, nous ne sommes pas des chasseurs de primes, des associations sans objet et bien financées ou des consultants sans âme et richement rétribués.
Les Localos enfin, c’est la suite, la poursuite de ces structures qui aidèrent les territoires, les acteurs, la société civile, les professionnels du développement à faire avancer de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, à œuvrer à l’émergence de communautés locales, d’un développement plus durable et solidaire, à essayer de favoriser une démocratie plus ascendante. C’était le Collectif Ville-Campagne, mais aussi l’INDL, ETD et tant d’autres… Oui il faut rassembler les forces vives tant la centralisation et l’uniformisation restent dans les têtes et dans les textes. Il nous faut des projets en campagne ! Et même des Campagnes en projets… Car oui, nous sommes des territoires qui bougent, qui innovent, qui se développent, qui gagnent de la population et même du sens, bref ruraux !
Alors, oui, les Localos !

2018-02-05T18:05:20+00:00Humeurs|0 Comments

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